La norme NF C 15-100 limite à 8 le nombre de disjoncteurs par interrupteur différentiel
La réglementation NF C 15-100 impose une limite stricte : un maximum de 8 disjoncteurs divisionnaires par interrupteur différentiel de 30 mA. Cette contrainte vise à minimiser les risques de coupures simultanées affectant plusieurs circuits essentiels à l’activité d’un atelier.
En pratique, cette limitation permet d’isoler les pannes sur un nombre restreint de circuits, ce qui évite des interruptions généralisées perturbant la production et assure la sécurité des personnes. Pour un atelier de 100 m², où les équipements électriques sont variés et nombreux, ce plafond impose souvent d’utiliser plusieurs interrupteurs différentiels pour gérer tous les circuits.
Le calibre de l’interrupteur différentiel doit être au moins égal à celui du disjoncteur d’abonné
Le disjoncteur d’abonné, dimensionné selon la puissance de l’abonnement électrique — typiquement un abonnement 9 kVA monophasé correspondant à un calibre de 45 A — fixe une limite à ne pas dépasser par l’interrupteur différentiel placé en aval. Celui-ci doit avoir un calibre égal ou supérieur pour ne pas réduire la puissance disponible du réseau ni provoquer des déclenchements intempestifs.
Dans les installations d’ateliers, on privilégie souvent un calibre supérieur, par exemple 63 A, afin d’intégrer une marge de sécurité d’environ 15 à 20 %. Cette précaution compense les variations temporaires de charge et garantit une meilleure stabilité électrique au tableau.
La somme pondérée des intensités des circuits ne doit pas dépasser le calibre de l’interrupteur différentiel
Règle de l’aval et pondération des charges
Pour assurer le bon dimensionnement, on applique la règle de l’aval : la somme des intensités pondérées des circuits connectés sous un même différentiel doit être inférieure à son calibre.
Cette pondération reflète la nature des charges :
- 100 % pour les consommateurs forts : chauffage, machines-outils, compresseurs.
- 50 % pour les charges plus faibles : éclairage, prises standards, volets roulants.
Cela permet de calculer une charge réaliste en tenant compte que plusieurs petits circuits ne fonctionneront pas tous simultanément à pleine puissance.
Importance de la marge de sécurité
Il est courant d’ajouter une marge de sécurité de 15 à 20 % sur la somme pondérée pour éviter les déclenchements intempestifs dus à des surcharges momentanées ou aux pics de démarrage moteur fréquents dans les ateliers.

La segmentation des circuits en fonction des types d’appareils optimise la répartition des disjoncteurs
Pour répartir efficacement les disjoncteurs :
- Attribuez un disjoncteur individuel aux circuits des gros consommateurs à démarrage brutal comme les compresseurs ou machines de soudage pour éviter qu’un pic de courant ne déclenche plusieurs circuits.
- Répartissez les circuits d’éclairage et les prises standards sur plusieurs disjoncteurs afin de limiter les risques de surcharge et simplifier la maintenance.
- Équilibrez les charges sur plusieurs interrupteurs différentiels pour améliorer la continuité de service et minimiser l’impact d’une coupure.
- Créez des circuits dédiés pour les équipements prioritaires afin d’assurer un fonctionnement ininterrompu des appareils essentiels.
Cette approche modulaire optimise la protection et la sécurité tout en facilitant l’évolution future de l’installation électrique.
Prévoir une marge de sécurité et consulter un électricien pour les installations complexes
Importance de la marge de sécurité
Inclure une marge de 15 à 20 % dans le calcul des intensités permet de prévenir les coupures intempestives causées par des pics de consommation ou des surcharges temporaires, garantissant ainsi la pérennité de l’installation.
Dimensionnement adapté à un atelier de 100 m²
En monophasé, un atelier de cette surface nécessite généralement une répartition des circuits sur deux à trois interrupteurs différentiels calibrés entre 40 A et 63 A, selon les équipements présents et leur puissance.
Devant la complexité et la diversité des charges, recourir à un électricien qualifié pour réaliser un calcul précis et conforme à la norme NF C 15-100 s’avère indispensable, assurant conformité et sécurité de votre installation.

Intégration des normes et références pratiques
Pour mieux comprendre les impératifs normatifs et maîtriser les éléments techniques du dimensionnement, il est conseillé de consulter des ressources fiables. Le site Pratex offre des guides détaillés sur le choix des interrupteurs différentiels et des disjoncteurs adaptés, notamment concernant la réglementation NF C 15-100 et la caractérisation des disjoncteurs différentiels 30 mA.

Sources
- Welovetravaux.fr – Comment calculer le nombre de disjoncteurs sur un différentiel – https://welovetravaux.fr/comment-calculer-le-nombre-de-disjoncteur-sur-un-differentiel (consulté 10/10/2025)
- MTelectricite.fr – Calcul du nombre optimal de prises sur un disjoncteur – https://www.mtelectricite.fr/calcul-du-nombre-optimal-de-prises-sur-un-disjoncteur (consulté 12/01/2026)
- Achat-electrique.com – Combien peut-on mettre de disjoncteurs sous un interrupteur différentiel – https://www.achat-electrique.com/fr/blog/post/combien-peut-on-mettre-de-disjoncteurs-sous-un-interrupteur-differentiel-.html (consulté 12/01/2026)